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calendrier_republicain/locales/fr/about.json
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2026-09-15 23:12:57 +02:00

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JSON

{
"history": {
"title": "Histoire du calendrier républicain",
"sections": [
{
"heading": "Une création révolutionnaire",
"paragraphs": [
"Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, est créé par la Convention nationale au cours de la Révolution française. Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), avec pour date initiale rétroactive le 1er vendémiaire an I, soit le 22 septembre 1792 — lendemain de l'abolition de la monarchie, proclamé premier jour de l'« ère des Français ».",
"Comme le système métrique, ce calendrier procède de la volonté des révolutionnaires de fonder la mesure du temps sur le système décimal et de remplacer le calendrier grégorien, associé au christianisme et à l'Ancien Régime.",
"L'année y est découpée en douze mois de trente jours, regroupés en trois décades de dix jours chacune, remplaçant ainsi la semaine de sept jours et son dimanche par un jour de repos décadaire. Cinq jours complémentaires (six les années sextiles) closent l'année en dehors des mois."
]
},
{
"heading": "La commission Romme et Fabre d'Églantine",
"paragraphs": [
"Chargé par la Convention d'étudier la réforme du calendrier, le député Gilbert Romme s'entoure de plusieurs membres de l'Académie des sciences (Lagrange, Monge, Lalande, Pingré...). Son rapport, présenté le 20 septembre 1793, pose les grands principes du nouveau calendrier : une année calée sur l'équinoxe d'automne, une division décimale du temps et douze mois de trente jours.",
"Les noms poétiques des mois — Vendémiaire, Brumaire, Frimaire, Nivôse, Pluviôse, Ventôse, Germinal, Floréal, Prairial, Messidor, Thermidor, Fructidor — sont l'œuvre du poète et député Fabre d'Églantine, approuvés par la Convention le 24 octobre 1793. Chaque jour du calendrier y est en outre associé à une production agricole ou un outil rural."
]
},
{
"heading": "Un usage bref mais marquant",
"paragraphs": [
"Le calendrier républicain reste en vigueur un peu plus de douze ans, jusqu'à son abrogation par Napoléon Ier à compter du 1er janvier 1806, pour des raisons pratiques autant que politiques et religieuses.",
"Il sera brièvement remis en usage par la Commune de Paris en 1871, et laissera une trace durable dans la langue française à travers plusieurs prénoms (Nivôse, Floréal...) et l'expression « sans-culotte »."
]
}
]
},
"leapYears": {
"title": "Les années sextiles",
"sections": [
{
"heading": "Une contradiction dans le décret fondateur",
"paragraphs": [
"Le décret du 4 frimaire an II (24 novembre 1793) fixe deux règles difficilement compatibles : l'année commence le jour de l'équinoxe d'automne vrai à l'Observatoire de Paris (article III), et l'année sextile — l'équivalent républicain de l'année bissextile — est intercalée tous les quatre ans (article X).",
"Or l'intervalle réel entre deux équinoxes successifs n'est pas rigoureusement constant : durant la période d'usage effectif du calendrier (an I à an XIV), les années sextiles tombèrent bien tous les quatre ans (an III, an VII, an XI), mais les astronomes savaient déjà que cette régularité ne durerait pas indéfiniment."
]
},
{
"heading": "Le projet de réforme de Romme",
"paragraphs": [
"Le 19 floréal an III (8 mai 1795), Romme propose de trancher la contradiction en abandonnant la référence à l'équinoxe observé, au profit d'une règle arithmétique et perpétuement prévisible : une année sextile tous les quatre ans (la première étant l'an IV), sauf les années séculaires — non sextiles sauf si leur millésime est divisible par 400 — à l'exception du quarantième siècle, qui reste commun.",
"Cette règle est directement calquée sur celle du calendrier grégorien, simplement décalée d'une unité. Romme est arrêté peu après et se suicide en prison ; sa réforme ne sera donc jamais adoptée officiellement, mais elle reste la référence pour tout calendrier républicain perpétuel — c'est celle utilisée par ce convertisseur."
]
},
{
"heading": "La règle appliquée ici",
"paragraphs": [
"Une année républicaine est donc sextile (366 jours) si son millésime est divisible par 4, sauf s'il est divisible par 100 sans l'être par 400, et sauf s'il est divisible par 4000. Toutes les autres années comptent 365 jours, réparties en douze mois de trente jours et cinq jours complémentaires."
]
}
]
},
"complementaryDays": {
"title": "Les jours complémentaires",
"sections": [
{
"heading": "Le solde de l'année",
"paragraphs": [
"Douze mois de trente jours ne totalisent que 360 jours : il manque cinq jours pour compléter une année tropique, six les années sextiles. Ces jours, d'abord appelés « épagomènes » puis « sans-culottides » par le décret du 4 frimaire an II, prennent le nom de « jours complémentaires » à partir du décret du 7 fructidor an III (24 août 1795).",
"Placés hors des mois et des décades, ils ne portent pas de nom de décadi et sont consacrés aux réjouissances et fêtes publiques marquant la fin de l'année républicaine, autour du 17 au 22 septembre du calendrier grégorien."
]
},
{
"heading": "Les cinq (ou six) journées",
"paragraphs": [
"Le jour de la Vertu, le jour du Génie, le jour du Travail, le jour de l'Opinion et le jour des Récompenses composent les cinq jours complémentaires de toute année républicaine.",
"Les années sextiles — tous les quatre ans dans la règle perpétuelle de Romme — s'y ajoute un sixième jour, le jour de la Révolution, consacré aux jeux nationaux en mémoire de la fondation de la République.",
"La période de quatre ans séparant deux années sextiles porte le nom de « Franciade », en écho aux Olympiades de la Grèce antique."
]
}
]
}
}